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Intense
Axolotl
Jazz / Abeille musique
Jazzman *** coup de coeur juillet 2006 Pierre de Choqueuse
Après le très remarqué "Danse nomade" en 2003, Patrick Favre poursuit sa quête pianistique avec de nouveaux musiciens. On est d'emblée saisi par la profondeur de ce piano, ces notes que le pianiste aux doigts agiles s'ait si bien faire faire chanter. "Intense" regroupe neuf compositions d'une rare élégance. Difficile de faire un choix, d'en préférer une. On les écoutes toutes avec le même bonheur. Elles évoquent le bleu du ciel et l'on se surprend à se trouver comme la musique en apesanteur, sur le bord d'un nuage. Disposant d'un touché délicat Patrick Favre éblouit dans la manière dont il fait respirer ses phrases, la logique de ses improvisations. Un pianiste rêveur harmonise de superbes mélodies, contrôle le débit de ses notes, les rend tendres et légères parfois mélancoliques. Les influences de Keith Jarret et Bill Evans restent perceptibles dans ce jeu modal qu'il pratique en trio. Une contrebasse complice lui assure une seconde voix mélodique. Le batteur fait joliment résonner ses cymbales, Patrick Favre peut ainsi déployer toutes les couleurs de son clavier. Une belle lumière nimbe sa musique, un jazz intensément lyrique que l'on applaudit des deux mains.
Jazz Notes sélection juillet/août 2006 Gerarld Mathieu
Un nouvel album de Patrick Favre s'écoute avec attention, car ce garçon possède beaucoup d'attraits. Il est d'une part un pianiste éclairé, élégant, harmonieux, connaissant le jazz dans sa véritable spécificité. En outre, il compose magnifiquement neuf morceaux, tous d'une ligne parfaite ou le coté mélodique est particulièrement réussi. En outre il est accompagné par deux somptueux musiciens: Guillaume Séguron cb et Marc Mazzillo drms qui savent très bien le mettre en valeur mais aussi donner du talent à leurs accompagnement. Un trio qu'il ne faut en aucun cas négliger, car il apparaît désormais comme un véritable talent, sachant toujours vous mettre en émoi. Un coté d'une somptuosité intense. Il faut donc saluer ce label dénicheur de talent. Bravo !
Citizen Jazz juillet 2006 Bob Hatteau
Patrick Favre est l'auteur des neufs compositions, dans un style soigné, tout en finesse, héritage de sa formation classique? Son jeu est d'ailleurs en parfaite harmonie avec ses compositions: touché léger, sonorité claire, main gauche bien élevée, développements plutôt mélodiques et harmoniques que rythmiques, gestion habile des nuances et de la tension (Intense). L'architecture des morceaux est également d'une maîtrise "à la grecque", comme cet hommage à la muse de la comédie (Thalie).. après une introduction brève et tendue, le trio développe le thème calmement, mais toujours avec un balancement ingénieux et un équilibre entre les voix qui n'est pas sans rappeler Bill Evans ou Brad Mehldau. La batterie de Marc Mazzillo, très présente tout au long de l'album, foisonne, se laisse tenter par le binaire et contraste avec le jeu délicat du pianiste (Variation), (Intense). A la basse, Guillaume Séguron assure un lien efficace entre le pianiste et le batteur : passages en walking dans (Au plus loin), alternance boucles / archets dans (Pulsation), jolis solos (De toutes les couleurs, Si pure) et unissons avec le pianiste, comme dans l'exposition (d'Arembepe), du nom de ce joli côtier, du nord de Salvador de Bahia...Le Patrick Favre Trio propose une musique harmonieuse, à la fois vive et raffinée ; en un mot: Intense...
Piano bleu disque du moment juin 2006 Agnès Jourdain
Si vous aimez un jazz cool et mélodieux, un jazz que l'on peut écouter des heures sans qu'il vous prenne la tête mais vous invite au voyage...au plus loin, sur la plage Brésilienne Arembepe...ce disque vous enchantera.que les mélodies s'envolent avec légèreté et délicatesse comme dans éponyme de l'album (Intense) ou dans la splendide composition, peut entre inspirée par la muse...(Thalie),ou encore s'accompagne de pulsations originales ( Pulsation) vous apprécierez les compositions de ce pianiste au toucher remarquable d'une délicatesse et légèreté très appréciable, au risque de se répéter car se sont bien la les qualificatifs les plus adaptés à cette musique qui tire sa force de sa douceur et d'une grande musicalité poétique et profonde. Mais n'allez pas vous méprendre: contrebassiste et batteur indispensables à ce trio, permettent que jamais le rythme ne fasse défaut et il en résulte une musique agréablement équilibrée, qui permet de respirer dans de larges espaces sans jamais ronfler. A déguster bien évidemment intensivement.
Les Dernieres Nouvelles Du Jazz *** sept 2006 Jean marc Gélin
Avec Patrick Favre on découvre un pianiste de la profondeur. Un peu comme une plongée au milieu d’abîmes mystérieuses où les ombres semblent un peu plus étrange émergeant d’un bleu à la fois fluide et sombre. Les compositions riches de Patrick Favre y sont envoûtantes. Compositions jouant sur les atonalités et les gammes chromatiques ainsi que sur un jeu dodécaphonique qui utilise tous les intervalles, explore autour d’un même thème toutes ses déclinaisons modales. Son jeu qui utilise plutôt la partie gauche et médium du clavier possède cette sombre clarté que l’on retrouve chez quelques pianistes de ses contemporains. On pense à Svensson mais surtout à la gravité d’un Brad Meldhau au discours qui sans être pesant est cependant dénué de toute légèreté. Discours orienté vers la profondeur des harmonies, les ruptures rythmiques et une sorte de résonance pastel. Mais aussi discours rigoureux bâtit sur une belle assise rythmique à l’encadrement presque géométrique. Le contrebassiste nîmois, Guillaume Séguron déjà entendu aux côtés de François Raulin et Marc Mazzillo excellent à la batterie, contribuent tous deux à la mise en tension de ces compositions denses comme dans ce "Thalie" où elle possède à la fois la rigueur de ceux qui délimitent un territoire et l’anarchie retenue de ceux qui font un peu bouger les frontières, permet au pianiste d’explorer avec une grande délicatesse un univers fascinant. "Intense", en milieu d’album donne une autre respiration, une sorte de balancement ternaire. Cette construction intelligente de l’album présente en revanche un caractère parfois répétitif où la déclinaison d’un motif central en différentes couleurs tonales tourne en rond autour de la même structure harmonique. On en arrive presque à guetter la perte de contrôle, l’atonalité non voulue. Le petit grain de folie. Mais on se laisse séduire par ce pianiste rare, remarquable compositeur dont la densité du jeu possède une vraie personnalité. Un charme troublant.
Culture Jazz mai 2006 Thierry Giard
Après
un premier album, "Danse nomade", déjà remarqué à sa sortie, le
pianiste Patrick Favre propose un disque au titre non-usurpé:
"Intense". Avec ce nouveau trio, il propose une musique fine, sensible
mais jamais banale : une intensité maîtrisée. La cohésion du trio est
évidente : le pianiste ne cherche jamais à s'imposer mais reste axé sur un
collectif où chacun dispose d'espace pour s'exprimer. On remarquera la qualité
du répertoire composé exclusivement de compositions personnelles, souvent
basées sur des mélodies qui restent dans l'oreille. En cela, on serait tenté
de rapprocher le musique du trio du travail d'un Aldo Romano (Threesome, en trio
par exémple).
Patrick Favre dispose d'un toucher remarquable et d'un sens du phrasé (sans
emphase...) très équilibré qui rend son discours captivant. La prise de son
fine et claire de Gérard de Haro fait merveille encore une fois! Un disque
très raisonnable et nuancé, de ceux qu'on écoute et réécoute avec grand
plaisir.
Jazz magazine nov 2006 Frédéric Goaty
"Franchement, tu crois vraiment qu'on peut encore surprendre ou innover en faisant un disque en trio piano-contrebasse-batterie? Pourquoi veux-tu absolument être surpris? Et c'est quoi cette obsession de l'innovation? On est en 2006 mon petit, c'est fini, on n"innove"plus depuis longtemps. Il n'est plus question de ça. Il faut continuer à vivre avant tout, tu comprends? A faire durer le plaisir, à affiner encore , et encore (et encore) une gestuelle musicienne, à parler jazz. Je ne vois aucune raison de reprocher à qui que ce soit de vouloir s'exprimer avec un piano, une contrebasse et une batterie. Partant de ce tout petit principe, on ne devrait plus non plus jouer en quartette, en big band ou en duo...C'est idiot. Et puis écoute ce disque: il est la preuve vivante qu'on peut encore (et encore) raconter quelque chose en jouant "en triangle". Il suffit (combien de fois vais-je devoir te le répéter?) de ne point trop faire long (49 minutes et 5 secondes, c'est parfait), de veiller au "tempo invisible" du disque (chaque nouveau morceau doit en quelque sorte nous faire regretter le précédent et espérer le suivant), de soigner la thématique (car sans mélodie qui accroche-cœur, on perd d'avance au fameux "jeux-thème? Moi non plus...") et de bien choisir ses compagnons de roots, pour que la musique innerve les corps et les âmes des musiciens, et surtout de ceux qui les écoutent! Ok ok... Et tu vas me dire que ce Patrick Favre et ses deux compères mènent à bien cette espèce de mission de salubrité jazzistique que tu viens de me décrire? - Pas bien! Très, très bien! Leur "Intense" trilogue m'a ravit.Tiens, je te le prête."
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Danse nomade
Axolotl
jazz / Frémaux
et associés
Le Monde 9 mai 2003 Silvain Siclier
Les doigts du pianiste Patrick Favre ont déjà accompli un beau parcours. Entendu auprès de Charles Tyler, ou de Bernard Santacruz, ce qui pourrait l'identifier à la scène free, Favre aborde aussi le répertoire bossa avec le trio Brasil et affiche, au sein du quartet différences, une volonté plus rêveuse. Un contexte de clair- obscur musical, auquel pourrait se rapporter son actuel trio avec le contrebassiste Eric Surménian et le batteur Frédéric Jeanne. Pour autant, Favre ne donne pas dans le contemplatif. Dans la pulsion swing, S'impose un sens affiné de la construction, d'une grande puissance évocatrice, et une musique clairement soucieuse de rendre compte de l'importance de la mélodie. Dans un même mouvement, Danse nomade combine épanouissement et réflexion et devrait être le disque de la révélation d'un talent.
Jazz Notes sélection mai/juin 2003 Gérarld Mathieu
"Un nouvel album de P.Favre, événement me direz-vous, certes oui. Ce pianiste d'une belle élégance, au toucher subtil, nous emmène voyager sur ses neuf compositions, toutes plus agréable les unes que les autres. On est totalement conquis par la façon, d'une grande finesse, à faire chanter son piano. Des mélodies superbes qui après écoute peuvent se fredonner, ce qui pour moi est la réussite totale. Il faut dire que les deux musiciens qui lui emboîtent le pas sont d'une éfficacité remarquable, le contrebassiste Eric Surménian et le batteur Frédéric Jeanne, une véritable poésie en toile de fond. En fait, voici sans bruit le trio de P. Favre qui arrive avec brio et une complicité étonnante sur le devant de la scène Obligatoire.
Jazz Hot sélection cd supplément jazz hot juillet 2003 Thomas Marcuola
PATRICK FAVRE est un pianiste de trio. Son style, tant sur le plan du jeu que sur la composition, ne pouvait être mieux servi qu'au sein de cette formule. Et quand on sait que la qualité première d'un trio jazz, c'est d'être soudé, le pianiste a de quoi être fier, car celui la l'est. A tout moment chacun fait corps avec ce qui est en train d'être joué. A tel point que ce n'est plus tel soliste mais bien le trio qui conduit son solo ("Daphné") Et comme nous sommes entre gens de bonne compagnie, la moindre phrase est reprise à la volée et assumée par tous dans un dialogue stimulant et sans cesse relancé. D'autant plus que le compositeur-leader est à l'école de ces jazzmen qui, à l'instar de Lester Young ou Dexter Gordon accordent une place aussi importante à la musique qu'aux paroles. Le crédo du trio? jouer les morceaux comme s'ils devaient être chantés, ce qui donne de bien belles mélodies comme ce "Toyo" que n'aurait pas renié un Nougaro ou un "Entre temps" de 2'28, pas plus, pas moins. Patrick Favre poursuit donc sa quête de la couleur juste en compagnie de ses coreligionnaires, Eric Surménian (b) aux échappées inventives, et Frédéric Jeanne (dms) maitre d'oeuvre particulièrement inspiré dans une "Contemplation" hors du temps.Voila une musique à la fois sensuelle, intérieure et généreuse, profonde et virevoltante.
Valeurs actuelles *** juin 2003 Alfred Eibel
L'aventure personnelle de ce trio français, loin des copies, des réminiscences, s'impose par un parfait équilibre entre le pianiste et ses accompagnateurs. Contrebasse et batterie interfèrent avec pertinence dans le jeu subtil de Patrick Favre. Le toucher classique du pianiste, la qualité sonore de son jeu, ses notes détachées, sa manière de s'enrouler autour d'un thème sans le relâcher un seul instant, son élégance, sa sérénité, créent une forme d'intimité à laquelle ont est sensible l'orsqu'on veut goûter en silence le poids des notes. Ses neufs promenades musicales sur tempo lent et rapide ne tombent jamais dans la virtuosité. Soucieux d'improvisation, les musiciens ne sont guère éloignés d'une certaine chanson française qui sait faire naître en nous la mélancolie du temps passé.
Jazzman juillet 2003 J. Duclos-Arkilovitch
Professionnel depuis 1985, figure familière de la scène avignonnaise ( avec Louis Pettucciani, Charles Tyler, Bernard Santacruz ), Patrick Favre n'avait pas eu jusqu'à maintenant le loisir de prouver en studio, en leader, toute l'étendu de sa personnalité. Gageons que cette "Danse nomade", suite de compositions galantes et eurythmique, lui ouvre les portes d'un auditoire à sa mesure. Pianiste cool en quête de grands espaces, au toucher tout en dérobé et en délicatesse, Favre l'extrasensible a trouvé dans ce trio de fidèles ( Eric Surménian et Frédéric Jeanne ) chaussure à son pied.